vendredi 26 octobre 2018

Famille COTTO des Italiens en Bretagne


Un ancrage à Plélan-le-Grand

Plélan-le-Grand est situé sur l'axe Rennes-Lorient, en bordure de la forêt de Paimpont, le Pays de Brocéliande est une terre de légende. Celle-ci veut que Lancelot aima la reine Guenièvre au Pont de Secret à l'ouest de la commune, au sud des Forges. 
Située à l'extrémité ouest du département d'Ille-et-Vilaine, à la limite du Morbihan, Plélan-le-Grand est actuellement le chef-lieu d'un canton composé de huit communes. A 33 kms de Rennes, à 80 kms de Saint-Malo et à 120 kms de Lorient, son territoire communal (4700 hectares) est cerné à l'est par la commune de Treffendel, au nord par la vallée du Serein (limite de la commune de Saint-Péran), au sud-est par les Bois de Taxent et de la Chèze (commune de Maxent), au sud-ouest par la rivière Sit de l'Aff (département du Morbihan), à l'ouest par la Forêt de Paimpont. 
C'est dans ce périmètre que des lignées Cotto vivent depuis le XVIème siècle, jusqu'à nos jours. 
  • Le Territoire d'ancrage des lignées Cotto
La paroisse de Plélan était composée de plusieurs hameaux appelés villages où vivront les nombreuses familles Cotto: la Bigotais, le Trégu, la Bonneraye, le Trecouët, le Parissel ...autant de lieux que nous retrouverons dans les différents actes des familles, ces lieux permettent d' identifier les stratégies sociales des différentes branches Cotto qui vont se déployer sur le territoire de la paroisse et dans les paroisses limitrophes de Paimpont et Treffendel, notamment. 
Les Cotto parle Gallo dont on trouve encore des traces dans le parler populaire actuel. Les Cotto sont repérables dans les actes civils accessibles par internet vers 1600, mais l'origine du nom, qui selon toute p robabilité, est italienne m'incite à penser que les premières familles se sont installées en Bretagne à l'issue d'une première vague d'immigration liée aux guerres d'Italie sous Louis XII et ensuite François Ier.
La venue importante d'artistes et lettrés italiens issus de la Renaissance et l'implantation des banques italiennes en France, dont les banques lombardes, très puissantes sous Francois 1er ont favorisé des vagues d’immigrations italiennes en Bretagne qui sont attestées par les historiens et chercheurs. Certains précisent que la Bretagne est un «petit Pérou» dû à son ouverture sur la mer, au commerce avec les et l'établissement des français au Canada.


  • Le patronyme COTTO
La répartition du patronyme Cotto, telle qu'elle apparaît entre les 2 départements les plus concernés, les Alpes-Maritimes et l'Ille-et-Vilaine, tendrait à confirmer cette hypothèse: En Bretagne le patronyme Cotto n'apparait massivement qu'au 17ème siècle alors qu'il est très présent au 16ème siècle et avant dans les Alpes Maritimes, et en Italie;
trois formes patronymiques coexistent en Bretagne aux différentes époques Cotto, Cotho, Coto ,alors que seuls Cotto et Coto coexistent en Alpes-Maritimes.Cette variation n'a pas une signification déterminante car en Bretagne les différentes orthographes peuvent apparaître dans les mêmes périodes voire dans le même acte.
A partir de 17ème siècle le patronyme augmente dans les 2 départements, avec la même chute au 19ème siècle au moment de l'exode rural vers les villes (urbanisation, industrialisation et guerre de 14-18). 
Le nom Cotto d'origine n'est pas déformé dans les actes signés au 17ème siècle par ceux qui manifestement possèdent l'écrit. On peut penser que ceux qui savaient lire et écrire veillaient à la bonne inscription de leur nom dans les actes officiels.

  • Une histoire sociale des lignées COTTO

La Renaissance une époque favorable à l’immigration italienne, une opportunité d'acquisition d'une ou plusieurs propriétés foncières dans le cadre de la remise en culture des terres dévastées par les guerres a permis une installation des quatre frères Cotto. 
Les objectifs politiques de François Ier nécessite le recrutement de «compétences» qui n'existent pas en France ( savoir-faire commercial, banque, comptabilité publique etc... ) sans compter les artistes qui sont accompagnés de serviteurs... Sa politique de prestige s’appuie sur les Italiens ( artistes, navigateur… ) qui drainent sans doute d'autres « professionnels » italiens et une foultitude de ''petites gens'' Sa politique de conquête ''coloniale'' avec G Verrazano et J. Cartier va générer de nouvelles vagues d'immigration italienne. 
En Bretagne la tradition parle d'un seigneur de Mortemart de Rochechouart , qui a des possessions à Plélan, et qui est fait prisonnier en Italie en 1520, racheté par ses vassaux. Ce rachat a peut-être pu se faire grâce à la présence et aux relais locaux des italiens installés en France, qui a pu être favorisé par les Cottos, marchands de leur état. 
Les marchands Cotto connaissent les transactions financières. On trouve un marchand Cotto lié à la banque de Gênes.


  •  Plélan-le-Grand, une paroisse, une châtellenie, un droit de haute justice

Plélan est mentionnée dès le 9e siècle sous le nom de Plebs Lan (Paroisse du Monastère) Le roi Salomon de Bretagne qui a régné de 857 à 874 y aurait possédé deux châteaux dont celui de Brécilien. Celui-ci fut longtemps confondu avec la motte féodale du village du Gué, ancien Bourg de Plélan.

Ancienne châtellenie, habitée par les rois bretons, elle devint une seigneurie particulière du Duché de Bretagne. On y exerçait un droit de haute justice au village du Gué. La paroisse de Plélan appartient aux Bénédictins de Saint-Melaine qui y fondèrent un prieuré.

Le recteur de Plélan-le-Grand jouissait de la plus grande partie des dîmes de la paroisse.  La tradition parle d'un Seigneur de Mortemart de Rochechouart fait prisonnier en Italie en 1520, racheté par ses vassaux, il leur donna, en reconnaissance, le fief du Thélin avec quelques droits dans la forêt de Paimpont. 

 En 1590 Le prieuré fut aliéné et ses possessions du Bourg furent vendues à Jean d'Erbrée seigneur de la Chèze (1513-1623). 
Au XVIIIe siècle les dîmes se trouvèrent partagées entre le recteur pour un tiers et le seigneur du lieu pour les deux autres.
La châtellenie a connu des destins divers, plusieurs fois vendue , elle est passée successivement de la baronnie de Lohéac, à la famille Monfort (comte de Laval par alliance) à la famille de Bourbon, comte de Vendôme, retourne à la famille de Laval, vendue à Louise de Maure, épouse de Gaspard de Rochechouard, qui la donne à son épouse Marie- Anne Colbert , qui la vend en 1701 à la famille Piquet, seigneur de la Motte qui la vend à Françoise de Quélin,veuve de François de Montigny, baron de Gaël en 1748 jusqu’en 1789. 


La dîme est un des impôts les plus lourds payés par les paysans à l’Église qui sera aboli à la Révolution.

Le fief du Thélin est la première république administrée par deux préfets élus annuellement à la fontaine de Bodine, qui éclata au milieu du 19e siècle. Seule la croix dite "des Thélandais" à la sortie sud du Bourg, sur la route du Thélin, rappelle ce passé Les Thélandais, réunis le jour de Noël à la fontaine de Bodine, élisent deux préfets, s'administrent ainsi eux-mêmes et créent par la même occasion la première république bretonne et, dit-on, à partir de 1532 (rattachement de la Bretagne à la France), la première république française ! Et ce jusqu'à la Révolution.

Le Gallo n'est pas un patois, ni un dialecte du français mais une langue d'oïl. Le gallo, héritier du latin de Gaule, a reçu des infles « gall ». Il désigne en Bretagne celui qui utilise la langue romane de Haute Bretagne, distincte du breton.

Les liens entre la France et l'Italie, avec le Milanais et Gênes. Dès le XIIIème siècle, les Banquiers Lombards déjà installés à Lyon et à Paris sont proches du Roi et développent leur réseau d'influence en France et au delà jusqu'en Flandres. Louis XII a pris part aux guerres d'Italie, au cours de ces guerres, le Milanais est conquis, perdu, repris en 1501, après de multiples transactions et engagements non tenus il est chassé en 1504. L’Italie est en pleine Renaissance et les conquêtes françaises ont déjà eu un effet positif sur la France. Des liens ce sont créés : Trivulse (né à Milan et mort à Arpagon en 1518) est maréchal de France Son neveu ( mort à Lyon en 1531) devient gouverneur de Milan et de Gênes sous François 1er, il a 69 ans quand François 1er accède au pouvoir et s'engage à son tour dans la reconquête de Milan. La famille Frégosi de Gênes est toute acquise à la France, on les retrouve prisonniers avec les français à Pavie. Une autre famille est acquise à la France: Visconti Galezzo chambellan de François 1er lui aussi fait prisonnier à Pavie






Les Depras au 17ème siècle


Le patronyme Depras 

Il prend sans doute son origine dans un lieu-dit de Pras, dont j'ai trouvé la trace dans un acte de baptême de Saint-Maurice-sur-Lignon en 1671 le curé baptise un enfant dont la mère Marie Vabryrin est du lieu de pras.
On trouve les premiers Depras de notre lignage dans cette commune et de nombreuses variantes existent avec des orthographes telles que Deprat, Depra, Pra, Depraz ,Duprat , Despras… Le nom se prête facilement à des déformations encore actuellement nous devons fréquemment rectifier en insistant sur « de » (qui n'est pas un titre nobiliaire !) et sur le « s » qui nous distingue des autres.

Un nom emprunté au lieu ce qui est le signe d’une étroite dépendance de l’homme avec la terre, nous disent les chercheurs, phénomène plus marqué dans le Sud de la France que dans le Nord, selon Auguste Brun qui observe en effet que les occupants du Midi et de ces régions ont des attaches plus anciennes avec le sol et que la carte de peuplement se trouve stabilisée dès l’âge du bronze.

D’origine latine, « Les Pras », signifient les prés. Quoi de plus naturel pour nommer une clairière ouverte au milieu des bois. « Les Pras » peuvent signifier aussi « les plats » d’après Gérard Panisset, historien généalogiste et spécialiste de paléographie. Ce qui correspond également à la situation car le hameau se niche sur un replat.
de pratis :On trouve là le génitif du latin, qui signifie « appartient au village des pras ». Le patronyme depra est resté un certain temps pour ceux qui ne quittaient pas leur village d’origine.
des praa ou prâ :correspond à la façon de dire « pré » en franco-provençal,à Lyon, patrie de cette langue ancienne, tous les a sont longs, comme s’ils avaient quatre ou cinq accents circonflexes : admirââââble, agréââââble etc... (cité dans « Archives de Lyon », Ed. Milan 1994). En franco-provençal, le « a » est donc prononcé de façon très longue et accentuée.


Le « S » renforce la voyelle qui précède. Le chemin est inverse de celui qui a consisté à remplacer le « s » par l’accent circonflexe, comme dans les mots, hostel et hôtel, teste et tête, forest et forêt. En s’éloignant du franco-provençal, la prononciation a aujourd’hui évolué, car le « a » est prononcé de façon beaucoup plus brève et ouverte et le « s » est resté. 



En remontant les générations et le temps, je trouve des lignées Depras (variante Deprat, Duprat, Despras, et même Lapras...) dont nous sommes issus dans une région bien identifiable : le VELAY.


Le VELAY, une région de transition, une identité marquée par la culture languedocienne

Région envahie par les romains, elle conservera pendant plusieurs siècles les traces de sa romanité.
C'est Charlemagne qui va créer le royaume d'Aquitaine en 781 dont il confie le gouvernement à son fils Louis le Pieux.
Comme l'Auvergne, le Velay est un pays d’état1. Après son intégration au royaume de France, le Velay est rattaché à la province du Languedoc et à la sénéchaussée de Beaucaire. Le pays est représenté aux assemblées du Languedoc, mais est régi pour ses affaires internes par une assemblée annuelle propre : les États du Velay.2 La vie politique du Velay est régulièrement marquée par les luttes de pouvoir entre l'évêque et la noblesse.
Saint-Louis est venu au Puy en 1254, il a offert une relique : une épine de la Sainte Couronne du Christ.
Le Puy est un haut lieu du catholicisme et de pèlerinage sur la route de Saint-Jacques-de-Compostel.
La période la plus troublée et la plus violente se situe entre 1526 et 1596. Les affrontements entre Huguenots et Catholiques ravagent les villages, les châteaux sont tour à tour conquis et perdus par les Huguenots. Le Puy reste ancrée dans camp catholique alors que les terres environnantes, tout du moins aux confins avec le Vivarais, adhèrent assez souvent à la Réforme.
En 1572, alors qu'éclate la Saint-Barthélémy à Paris, l'évêque du Puy sauve les protestants en échange de leur abjuration.
La région sera calme jusqu'à la Révolution, mais sera régulièrement ravagée par la peste et les disettes.

Les États de Velay réunissant les trois ordres : aristocratie, clergé et tiers état, ils sont dominés par l'évêque du Puy et le vicomte de Polignac qui siègent aux Etats du Languedoc. Jusqu'en 1607, le Tiers État n'aura qu'un seul représentant contre 28 au clergé et à la noblesse. Mais au 17ème et au 18ème siècle le Velay va connaître un développement économique important lié à la dentelle, la soierie, le étoffes précieuses, les rubans qui vont devenir la spécialité de la famille Depras. 

Un pays d'état: En France, sous l'Ancien Régime, un pays d'état est une province du royaume ayant conservé ses états provinciaux , c'est-à-dire une assemblée représentative des trois ordres -le clergé, la noblesse et le tiers état- dont le rôle essentiel est de négocier le montant de l'impôt avec les commissaires ou intendants royaux, d'en assurer ensuite la répartition par diocèse et par paroisse et d'en contrôler la collecte. Les états conservent une partie des fonds pour aider au développement des voies de communication.













lundi 5 mai 2014

Les COTTO sous l'Ancien Régime en Bretagne





  Plélan-le-Grand

Ille-et-Vilaine



Fontaine de Barenton en Forêt de Paimpont Merlin y rencontra la fée Viviane
je chevauchais de la sorte ;
puis je finis par sortir de la forêt :
c’était en Brocéliande.
[…]
Mais si tu voulais aller
jusqu’à une fontaine près d’ici,
tu n’en reviendrais pas sans quelque difficulté
ni avant de lui avoir payé son tribut.
Chrétien de Troyes

dimanche 4 mai 2014

Retrouver les traces des Cotto en France ou en Italie



Les actes de naissances, mariages et décès COTTO apparaissent de manière importante vers les années 1600,en Ille-et-Vilaine, alors que le patronyme Cotto apparait plus tôt dans le sud de la France et en Italie, je pense qu'il y a eu une immigration en Bretagne, dans un territoire bien localisé, en Ille-et-Vilaine autour de Paimpont et Plélan-le-Grand.
quelles sont mes hypothèses?

1- l'origine du nom Cotto
Porté dans la région niçoise et dans l'ouest de la Ligurie (province d'Imperia), pourrait désigner le porteur d'une cotte, mais c'est aussi un surnom attesté à l'époque romaine (cité par Cicéron). À envisager également le féminin de Cotto (Piémont, Ligurie), Cotti (Lombardie), qui sont généralement considérés comme des hypocoristiques du prénom Domenico.
2- la répartition du patronyme selon les données de Généanet
 
Les Cotto sont repérables dans les actes civils accessibles par internet avant 1600, mais l'origine du nom, qui selon toute probabilité, est italienne m'incite à penser que les premières familles se sont installées en Bretagne à l'issue d'une première vague d'immigration1 liée aux guerres d'Italie sous Louis XII et ensuite François1er, puis à la venue importante d'artistes et lettrés italiens issus de la Renaissance et enfin à l'implantation des banques italiennes en France, dont les banques lombardes, très puissantes sous Francois1er.
Ces vagues d’immigrations sont attestées par les historiens et chercheurs dans ces deux départements, dont certains précisent que la Bretagne est un «petit Pérou» dû à son ouverture sur la mer, au commerce avec les Amériques et l'établissement des français au Canada.
La répartition du patronyme Cotto, telle qu'elle apparaît entre les 2 départements les plus concernés, les Alpes-Maritimes et l'Ille-et-Vilaine, tendrait à confirmer cette hypothèse.
Cotto                                               1500       1600     1700           1800       1900
individus Alpes Maritime                   3611       5856     6800           6863         885
individus Ille-et-Vilaine                            0         985    1891            2103         906
Bourgogne                                                              11        22
Rhône-Alpes                                                             9
Normandie                                                                2

Cotho
individus Alpes Maritimes                        0              0            0             0                0
individus Ille-et-Vilaine                             0           123         98            0                0

Coto
individus Alpes Maritimes                          7             15           23            22               1
individus Bretagne                                      0             54         332          297             23
La comparaison des 3 tableaux montre une déformation du nom Cotto en Cotho et Coto.
Les 3 orthographes coexistent en Bretagne aux différentes époques,alors que seuls Cotto et Coto coexistent en Alpes-Maritimes.
Je pense que cette variation n'a pas une signification déterminante car en Bretagne les différentes orthographes peuvent apparaître dans les mêmes périodes voire dans le même acte.
En revanche le patronyme augmente dans les 2 départements, avec la même chute au 19ème siècle au moment de l'exode rural vers les villes (urbanisation, industrialisation) et guerre de 14-18. 
En Bretagne le nom Cotto d 'origine n'est pas déformé dans les actes signés par ceux qui manifestement possèdent l'écrit.
On peut penser que ceux qui savaient lire et écrire veillaient à la bonne inscription de leur nom dans les actes officiels.

3- La Renaissance une époque favorable à l’immigration italienne, une opportunité d'acquisition d'une ou plusieurs propriétés foncières dans le cadre de la remise en culture des terres dévastées par les guerres en Bretagne?


Avant le règne de François Ier les liens existaient entre la France et l'Italie, avec le Milanais et Gênes.

Dès le XIIIème siècle, les Banquiers Lombards déjà installés à Lyon et à Paris sont proches du Roi et développent leur réseau d'influence en France et au delà jusqu'en Flandres.

Louis XII a pris part aux guerres d'Italie, au cours de ces guerres, le Milanais est conquis, perdu, repris en 1501, après de multiples transactions et engagements non tenus il est chassé en 1504.

L’Italie est en pleine Renaissance et les conquêtes italiennes ont déjà eu un effet positif sur la France.

Des liens ce sont créés : Trivulse (né à Milan et mort à Arpagon en 1518) est maréchal de France

Son neveu ( mort à Lyon en 1531) devient gouverneur de Milan et de Gênes sous François 1er, il a 69 ans quand François 1er accède au pouvoir et s'engage à son tour dans la reconquête de Milan.

La famille Frégosi de Gênes est toute acquise à la France, on les retrouve prisonniers avec les français à Pavie.

Une autre famille est acquise à la France: Visconti Galezzo chambellan de François 1er lui aussi fait prisonnier à Pavie.

Les objectifs politiques de François Ier nécessite le recrutement de «compétences» qui n'existent pas en France ( savoir-faire commercial, banque, comptabilité publique etc...) sans compter les artistes qui sont accompagnés de serviteurs...

Sa politique de prestige s’appuie sur les Italiens ( artistes, navigateur … ) qui drainent sans doute d'autres  « professionnels » italiens et une foultitude de ''petites gens''

Sa politique de conquête ''coloniale'' avec G Verrazano et J. Cartier2 va générer de nouvelles vagues d'immigration italienne.


4- La tradition parle d'un seigneur de Mortemart de Rochechouart , qui a des possessions à Plélan, et qui est fait prisonnier en Italie en 1520, racheté par ses vassaux. Ce rachat a peut-être pu se faire grâce à la présence et aux relais locaux des italiens installés en France.

Pourquoi pas les Cotto?

Cette éventualité est de l'ordre du possible si on considère que le métier de marchand est souvent associé à celui de banquier.
Or les parmi les premiers COTTO repérés à Paimpont et Plélan-le-Grand se trouvent des marchands qui manifestement possédaient la maîtrise de l'écrit si on se réfère aux signatures des actes religieux  
             
1La Bretagne a connu plusieurs vague d'immigration liée à divers événements : ingérences et occupations étrangères,

Plusieurs prélats ''ultramontains'' administrent sans y résider des diocèses bretons, entre autres les Cardinaux Pucci de Florence , celui de Vannes in Histoire de l'immigration en Bretagne au 17ème siècle , mémoire de recherche 2005-2008 ACSE accès internet p10à à 12


2Giovanni da Verrazano explorateur né à Florence, a séjourné à Lyon .Marchand- navigateur établit à Rouen, associé au richissime Gadane et aux banquiers établis à Lyon.

Il fut envoyé par François Ier à la recherche d'un passage vers les Indes, son frère Jérôme ou Girolamo est cartographe et navigateur.